de notre envoyé spécial Erik Matheron :

Je viens de participer au National catamarans Espagnol à Calafell. 26 participants en Class A dont 4 étrangers (Jean-Louis, Hubert, l’Italo-Suédois A Farnesi et moi).

Conditions idéales (vent de 5 à 15 nœuds) malgré une grosse chaleur, le gros clapot traditionnel de la région, les  méduses qui relèvent les safrans et les sacs plastiques qui semblent avoir une affinité particulière pour mes dérives.

A vue de nez 2/3 de volants et 1/3 de flottants. Les volants sont souvent de la dernière mode (DNA F1, Exploder D3). Il semblerait que les Exploder aient la préférence de la majorité, à la fois pour des raisons évidentes de coût mais aussi pour des raisons de performance notamment dans le clapot et ce malgré le look d’enfer du DNA.

Sur le plan régate, je n’ai pas constaté de problème évident de sécurité occasionné par cette mixité. En effet les volants, à la recherche d’un décollage le plus précoce possible restent tribord à la bouée de dégagement et lofent de 15-20° par rapport à ceux qui descendent à plat. La scission entre les 2 flottes est donc rapide. Le décollage atteint et « confortablement » installés au trapèze les volants repoussent au maximum l’empannage et font donc généralement le portant en 2 bords, ce qui paradoxalement permet aux flottants des remontées spectaculaires si d’aventure le bord babord est avantagé. Concentrés sur leur équilibre (et cela ne semble pas facile même pour les jeunes comme Hubert), et donc moins  à même d’observer le plan d’eau c’est un aspect tactique de la régate qui se perd. En fait et paradoxalement la scission entre les 2 flottes commence au près. Les volants ont un meilleur VMG (effet de sustentation des foils ?, moindre trainée due à une corne plus courte ?, gréement plus puissant ?) en tout cas ils vont plus vite même d’après Jean-Louis qui fait pourtant référence en France. Un autre aspect tactique perturbé par cette mixité est que si un groupe de bateaux croise 500 m devant moi au  milieu du 1er près, je ne sais pas dire si j’ai tiré le mauvais bord ou si c’est simplement un impact du VMG. D’où la justification de l’ACCF car les bateaux ont des performances suffisamment différentes  pour fausser la compétition. Ceci dit, les meilleurs flottants arrivent à tirer leur épingle du jeu comme Micky ou Jean-Louis, malgré un niveau de la flotte très élevé (plusieurs Olympiens).

Micky termine 1er des Classic et Jean-Louis 2°, je me fais souffler la 3° place d’un point.

Au classement scratch Micky est 4°, Jean-Louis 8° et moi 14°. M Calavia remporte haut la main le championnat comme d’habitude.